Rôle de l’Ostéopathie en cas de parcours FIV ou PMA (Procréation Médicalement Assistée)
Durant mes études d’ostéopathie à Paris, chaque année des étudiants ostéopathes s’intéressaient au rôle de l’ostéopathie en accompagnement du parcours PMA. Ce sujet m’a énormément intéressé.
Au travers de ma pratique, j’ai pu constater des cas très variés concernant les couples qui ne parvenaient pas à avoir un enfant.
Voici différents cas observés durant ma pratique ostéopathique =
SITUATIONS FAVORABLES :
CAS N°1 = 1 couple de patients avec une Femme de 41 ans et 1 Homme de 46 ans. Le parcours réalisé en France n’ayant pas fonctionné, ce couple a décidé de partir en République Tchèque pour parvenir à avoir 1 enfant. La séance d’ostéopathie réalisée sur la future maman en 2018 a montré aucun facteur mécanique prédominant. La maman manquait simplement de confiance en elle. Je lui ai conseillé de croire fortement en elle quant à la réussite de leur beau projet d’avoir 1 enfant. 1 mois ½ + tard, l’insémination donnera lieu à une double grossesse.
CAS N°2 = Couple de patients caraïbéens, d’une trentaine d’année environ. Le monsieur vient me consulter pour douleurs dorsales suite à la musculation. Ce patient semble avoir le moral au + bas. Il m’annonce qu’il est triste de voir sa femme aussi triste de ne pas parvenir à avoir un enfant avec lui depuis maintenant 1 an ½ d’essai. Je propose à ce patient de recevoir sa femme (que je connaissais déjà) en consultation d’ostéopathie afin de faire un bilan ostéo avec elle par rapport à leur problématique du moment. Sa femme viendra me voir le mois suivant. Celle-ci est en plein doute, après 1 an ½ d’essai, cela ne fonctionne pas. Les tests ostéopathiques révéleront des dysfonctionnements mineurs pour le Bassin articulaire de la patiente. Les tests mécaniques sont plutôt rassurants. J’annonce au couple qu’ils peuvent refaire un essai pendant encore 2-3 mois supplémentaires avant d’envisager le parcours PMA qu’ils envisageaient de + en +. Selon moi, il était tout à fait possible d’avoir cet enfant sans parcours PMA ou FIV. Quelques mois + tard, cette dame finit par tomber enceinte sans parcours PMA et donnera naissance à un petit garçon l’été qui suivra.
CAS N°3 = Patiente de 29 ans qui vient me consulter pour lombalgie. Au moment des tests ostéopathiques, je me rends rapidement compte que ses douleurs lombaires ne sont probablement pas son seul problème. La patiente reconnaît être désespérée de ne pas réussir à avoir 1 enfant avec son compagnon du même âge. Je réponds à la patiente que ses 2 problèmes du moment semblent complètement liés. En effet, je retrouve un dysfonctionnement ovarien à droite et un dysfonctionnement du drainage veineux de l’ovaire droit pouvant également être à l’origine de ses lombalgies droites du moment. Je demande à la patiente si elle a eu recours à la pilule du lendemain récemment ou par le passé. Celle-ci me répond que oui, par 2 fois. Visiblement, cela avait contribué à faire dysfonctionner son ovaire droit et la veine censée le drainer. La pilule revient comme pour un ordinateur à annuler ou mettre un document en suspension d’impression, le problème étant que lorsque nous cherchons à imprimer un nouveau document, l’imprimante et l’ordinateur continuent de donner ou recevoir l’ordre de ne plus imprimer de documents, c’est certainement pour cela, que la patient ne parvenait pas à concevoir (facilement) un enfant, son corps ou ovaire droit avait conservé l’information qu’il ne fallait pas avoir d’enfant. Je me souviens qu’à ce moment-là, la patiente était déjà en parcours PMA mais que cela n’était pas efficace. Ce dysfonctionnement n’avait pas pu être mis en évidence chez elle. Seuls les dysfonctionnements du conjoint étaient pris en compte avec une quantité de spermatozoïdes fonctionnels non suffisants. De mon avis, il est important d’optimiser les chances chez les 2 futurs parents. Cette patiente a finalement pu tomber enceinte 9 mois + tard d’un petit garçon.
SITUATIONS DÉFAVORABLES :
CAS N°4 = Femme de 41 ans et Homme de 44 ans souhaitant avoir un enfant. Les différentes séances d’ostéopathie ont permis de montrer que les Facteurs Mécaniques n’étaient pas les uniques causes de non réussite. Les différentes séances ont permis de montrer 2 éléments principaux : la patiente avait beaucoup de projets qui étaient + importants que celui d’avoir 1 enfant. J’ai pu constater cette même situation chez des personnes pleinement investies (trop investies ?) au travail qui n’avait pas la disponibilité suffisante pour avoir ce projet personnel de faire ou d’avoir 1 enfant. Autre point non négligeable et (malheureusement) vérifié dans beaucoup d’autres situations, les 2 personnes désirant avoir 1 enfant avaient tous 2 subis des attouchements sexuels durant leur jeunesse. J’ai pu remarquer que les personnes victimes de viols ou attouchement sexuels avaient parfois une plus grande difficulté à avoir des enfants, certainement par peur (inconsciente) que leurs enfants eux-mêmes puissent également être victimes de tels agissements ?
CAS N°5 = Patiente dont le mari vient très récemment de perdre son travail. Leur projet d’avoir 1 enfant a été reporté à + tard. Consciemment ou inconsciemment, la patiente a mis son corps en pause pour ce projet car les conditions ne sont plus les mêmes et peut-être bien moins optimales que prévues. Je pense qu’il est important de réaliser un projet comme celui-ci dans les meilleurs conditions possibles. Il est recommandé de concevoir cet enfant et de l’accueillir dans les meilleures conditions possibles. Les enfants même au + jeune âge ressentent grandement les émotions de leur père ou de leur mère.
Voici donc les différents éléments qu’il faudrait considérer en ostéopathie pour réussir son projet d’avoir 1 enfant (en dehors des contextes de PMA ne répondant pas de la thérapie manuelle) =
– Optimisation de la Mobilité Mécanique du Bassin.
– Optimisation du Fonctionnement du Petit Bassin, des organes gynécologiques et de la Vascularisation en rapport (voir CAS N°3).
– La Confiance en Soi (voir CAS N°1, j’avais conseillé la Méthode COUÉ à la patiente, lui conseillant de se dire 10 fois / jour : « Je suis capable » « Je vais réussir » « Je vais être maman »).
– Ne pas négliger les violences sexuelles subies durant notre vie. Celles-ci peuvent être un Frein majeur pour un tel projet.
– Tous droits réservés à Anthony ROUSSEAU, Ostéopathe DO à Guyancourt (78280) –
FAQ – FIV, PMA et accompagnement ostéopathique
La PMA, aussi appelée AMP pour assistance médicale à la procréation, regroupe différentes techniques médicales destinées à accompagner un projet parental. Elle peut inclure l’insémination artificielle, la fécondation in vitro, le transfert d’embryon ou la conservation de gamètes selon le contexte médical.
La PMA ou AMP désigne l’ensemble du parcours d’assistance médicale à la procréation. La FIV, ou fécondation in vitro, est l’une des techniques possibles dans ce parcours. Elle consiste à réaliser la fécondation en laboratoire avant le transfert d’un embryon dans l’utérus.
L’ostéopathie peut accompagner certaines personnes engagées dans un parcours FIV ou PMA, en complément du suivi médical. Elle ne remplace pas les examens, les traitements hormonaux, les actes de biologie de la reproduction ou le suivi gynécologique. Son rôle éventuel est d’accompagner les tensions corporelles, le stress, les douleurs ou l’inconfort liés au parcours.
Il ne faut pas présenter l’ostéopathie comme une méthode permettant d’augmenter directement les chances de grossesse. La réussite d’un parcours PMA dépend de nombreux facteurs médicaux, biologiques, hormonaux, gynécologiques et parfois masculins. L’ostéopathie peut seulement s’inscrire comme un accompagnement complémentaire du confort corporel et émotionnel.
Une consultation peut être envisagée avant ou pendant un parcours PMA si la patiente ressent des tensions du bassin, des douleurs lombaires, du stress, des troubles du sommeil ou un inconfort corporel lié au parcours. Le calendrier doit rester compatible avec le suivi médical, les stimulations, ponctions, transferts et recommandations de l’équipe de PMA.
Non. Le suivi gynécologique, le centre de PMA, les examens biologiques et les traitements prescrits restent prioritaires. L’ostéopathe ne pose pas de diagnostic d’infertilité, ne modifie pas les traitements et ne décide pas du moment opportun pour poursuivre ou arrêter un parcours PMA.
Après une ponction ou un transfert d’embryon, il est préférable de suivre les consignes du centre de PMA. Une consultation ostéopathique doit rester douce, prudente et adaptée au contexte. En cas de douleur importante, fièvre, saignement inhabituel ou inquiétude après un acte médical, il faut contacter l’équipe médicale en priorité.
Oui, un parcours PMA peut être physiquement et émotionnellement éprouvant. Le stress, la fatigue, l’attente des résultats, les traitements et les rendez-vous répétés peuvent peser sur le corps et le moral. L’ostéopathie peut éventuellement accompagner certaines tensions liées à ce contexte, en complément d’un soutien médical, psychologique ou sage-femme si nécessaire.
Anthony Rousseau, ostéopathe à Guyancourt dans les Yvelines, reçoit les patientes engagées dans un parcours FIV ou PMA pour un accompagnement complémentaire des tensions corporelles, douleurs lombaires, tensions du bassin, stress ou fatigue associés au parcours. La consultation doit rester coordonnée avec le suivi du centre de PMA et du gynécologue.

