La pubalgie est une problématique que l’on retrouve généralement chez les sportifs. En cas de pubalgie, les douleurs vont généralement concerner les adducteurs, les plis de l’aine et/ou la symphyse pubienne. En général, la pubalgie va pouvoir durer de 6 mois à 3 ans.
C’est un traitement multidisciplinaire qui fonctionne le mieux pour soigner la pubalgie. Je conseille au patient souffrant de pubalgie de faire l’essai avec un ostéopathe. Si cela n’est pas suffisant, je recommande au patient de pouvoir cumuler l’ostéopathie à la kinésithérapie ainsi qu’à un suivi avec leur médecin traitant. Dans certains cas bien précis, les semelles orthopédiques réalisées par un podologue peuvent contribuer à améliorer les symptômes.
Il faut savoir que la pubalgie est multifactorielle, c’est-à-dire qu’il existe de nombreuses causes à l’apparition de la pubalgie.
Voici les différents facteurs qui participent à provoquer une pubalgie :
– inégalité de longueur des membres inférieurs.
– surentraînement.
– conditions d’entraînement (chaussures à la semelle rigide, sol dur : surface bétonnée…).
– stress.
– douleurs lombaires récurrentes et discopathies du rachis lombaire bas.
– dysfonctions du bas ventre (digestif, gynécologique …).
A noter que le diagnostic de pubalgie peut se faire par simple examen clinique du médecin et/ou de l’ostéopathe. Il n’est pas nécessaire de réaliser des examens complémentaires pour poser ce diagnostic-là.
Les anti-inflammatoires peuvent être une étape nécessaire afin de réduire l’intensité des douleurs en cas d’inflammation trop importante. L’infiltration est à éviter car très douloureuse pour cette zone. Et les opérations sont prévues principalement pour les sportifs de haut niveau, pour qui le retour à la compétition doit être fait le plus vite possible.
Retrouvez mon étude sur la pubalgie sur LinkedIn. Cette étude a d’ailleurs été présentée en novembre 2012 lors d’un Congrès International d’Ostéopathie sur la recherche :
Voici quelques exemples de patients venus me voir pour pubalgie :
Exemple 1 : Patient de 15 ans, étudiant, pratiquant le Handball. Le patient est venu me consulter pour des douleurs intéressant les 2 plis de l’aine. L’examen clinique a permis d’identifier des douleurs sur les 2 muscles psoas, avec un niveau inflammatoire important. Suspectant une pubalgie avec de l’inflammation, j’ai donc conseillé au patient de refaire le point avec un médecin du sport. Par la suite, le patient a donc été suivi en ostéopathie et la réalisation de semelles orthopédiques ont permis d’améliorer ses douleurs. Il n’a pas été nécessaire pour cet adolescent de recourir aux anti-inflammatoires que son médecin lui avait prescrits. Le patient a pu reprendre sa saison sportive sans problème.
Exemple 2 : Patient de 25 ans, arbitre de football. A déclenché une pubalgie en Février 2012. Le patient me précise également que cette période-là correspondait à une période où il s’est entraîné 5 fois / semaine au lieu de 3 fois / semaine habituellement. De plus, les entraînements avaient lieu sur des surfaces bétonnées étant donné qu’il venait de déménager sur Paris. Le stress suscité par son nouveau travail sur Paris a pu contribuer à donner la pubalgie. Pour ce patient, ce sont les anti-inflammatoires et l’ostéopathie sur les lombaires et le ventre qui ont contribué à améliorer sa situation douloureuse. Le patient porte maintenant des semelles au quotidien et durant le sport, ceci lui a permis d’éviter de récidiver pour sa pubalgie. La pubalgie aura finalement duré 2 ans ½ chez ce patient.
Exemple 3 : Patiente de 39 ans. Cette patiente a déclenché une pubalgie en 2012, environ 2-3 mois après qu’on lui ait posé son premier stérilet. La patiente se plaint de douleurs au quotidien. Cette patiente est venue me consulter pour la première en 2016. Les différents tests montraient bien des douleurs sur le psoas (qu’elle sollicitait beaucoup lors de la course à pieds) ainsi que des dysfonctionnements au bas du ventre. L’interrogatoire a permis de montrer que le stérilet posait des problèmes de lombaires ainsi que des problèmes de cycle menstruel. Avec l’accord du médecin traitant et de la gynécologue, il a donc été décidé qu’il fallait enlever le stérilet. C’est la première fois depuis 2012 que la patiente a observé une disparition de ses douleurs durant une semaine. La patiente a ensuite été suivie en ostéopathie et en kinésithérapie afin de traiter au mieux les dysfonctionnements restants.
Retrouvez ici un site internet sur lequel vous pourrez trouver un Boxer créé par 1 Kinésithérapeute afin de pouvoir limiter les contraintes subies par le pubis, les adducteurs et le psoas durant la pratique sportive.
Voici les coordonnées d’une kinésithérapeute très compétente que vous pouvez retrouver sur Voisins Le Bretonneux : Mme MUNNIGHOFF-BERNABE Julia, 35 rue aux fleurs – 78960 – Voisins Le Bretonneux.
Participation d’Anthony ROUSSEAU au 9° Symposium International d’Ostéopathie en Novembre 2012 (Présentation sur la Prise en charge en ostéopathie de la Pubalgie des Footballeurs)
– Tous droits réservés à ROUSSEAU Anthony, Ostéopathe à Guyancourt (78280) –
FAQ – Pubalgie et ostéopathie
La pubalgie désigne une douleur située au niveau du pubis, de l’aine, des adducteurs ou du bas-ventre. Elle touche souvent les sportifs, notamment dans les disciplines qui sollicitent fortement les appuis, les changements de direction, les frappes ou la course.
Une pubalgie peut provoquer une douleur au niveau du pubis, des plis de l’aine, des adducteurs ou du bas des abdominaux. La douleur peut apparaître pendant l’effort, après l’entraînement, à la marche, lors des changements d’appui ou lors de certains mouvements de hanche.
La pubalgie est souvent multifactorielle. Elle peut être favorisée par le surentraînement, des chaussures inadaptées, un sol trop dur, une inégalité de longueur des membres inférieurs, des douleurs lombaires récurrentes, des tensions du bassin, du stress ou des troubles au niveau du bas-ventre.
L’ostéopathie peut accompagner certains patients souffrant de pubalgie, notamment lorsque les douleurs sont liées à des tensions mécaniques du bassin, des lombaires, des hanches, des adducteurs, du psoas ou du bas-ventre. Le travail ostéopathique vise à rechercher les zones de contrainte qui peuvent entretenir les douleurs.
Oui, la prise en charge d’une pubalgie est souvent plus efficace lorsqu’elle est multidisciplinaire. Selon la situation, elle peut associer ostéopathie, kinésithérapie, suivi médical, adaptation de l’entraînement et parfois bilan podologique avec semelles orthopédiques.
Continuer le sport avec une pubalgie dépend de l’intensité des douleurs, de leur évolution et du niveau de pratique. Lorsque la douleur revient à chaque reprise ou s’aggrave, il est préférable de réduire la charge sportive et de demander un avis médical ou thérapeutique adapté afin d’éviter une aggravation.
Les semelles orthopédiques peuvent être utiles dans certains cas, notamment lorsqu’un déséquilibre d’appui, une différence de longueur des membres inférieurs ou une contrainte posturale participe aux douleurs. Elles ne sont pas systématiques, mais peuvent compléter la prise en charge après un bilan podologique.
Il est conseillé de consulter lorsque la douleur dure depuis plusieurs semaines, revient à chaque effort, gêne la marche, limite la pratique sportive ou s’accompagne de douleurs lombaires, abdominales, pelviennes ou au niveau des adducteurs. Une prise en charge précoce permet souvent d’éviter que la douleur ne s’installe durablement.
Anthony Rousseau, ostéopathe à Guyancourt dans les Yvelines, reçoit les patients souffrant de douleurs pouvant évoquer une pubalgie, notamment chez les sportifs. La consultation permet de réaliser un bilan ostéopathique personnalisé et d’orienter vers un médecin, un kinésithérapeute ou un podologue lorsque cela est nécessaire.


