Prise en charge en ostéopathie du torticolis

23 juin 2016 2
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En cas de torticolis, le patient se sent bloqué pour son cou. Il ne peut pas tourner la tête sans que cela ne lui provoque des douleurs. Le patient est généralement obligé de tourner le corps entier pour pouvoir regarder à droite, à gauche ou en arrière.

Voici les principaux facteurs qui peuvent amener à un torticolis :

– Mauvais positionnement de la nuque au cours de la nuit. Le patient se lève alors bloqué le matin au niveau de son cou.

– Stress.

– Coup de froid. Le muscle se contracte en réaction au froid extérieur.

– Accident ou traumatisme. Dans ce contexte-là, je recommande au patient de réaliser une radiographie avant de consulter un ostéopathe.

Ce qu’il faut savoir sur les torticolis :

– Généralement, ceux-ci sont provoqués par des contractures musculaires et/ou un blocage vertébral.

– En cas de torticolis chez un enfant, je recommande aux parents de consulter le médecin traitant et de réaliser une radiographie, d’autant plus si ce torticolis fait suite à un accident ou à un traumatisme.

– Les torticolis récidivent plus facilement si le patient a déjà été sujet à un coup du lapin lors d’un accident de voiture par exemple.

– Certains torticolis peuvent être provoqués par des tensions trop importantes sur l’estomac et l’oesophage.


Pour informations :

– Il n’est pas obligatoire d’avoir réalisé des radios du dos avant de consulter un ostéopathe. Lors de votre visite chez un ostéopathe, il est toutefois conseillé de ramener TOUS les examens complémentaires déjà réalisés par le passé.

– L’arthrose n’est pas une contre-indication à la prise en charge ostéopathique.

– L’existence de pincements discaux n’est pas une contre-indication à la prise en charge par un ostéopathe. Je recommande cependant d’éviter toutes techniques de manipulation qui pourraient mettre en jeu les disques douloureux. D’autres techniques peuvent être utilisées autrement, sans qu’il y ait à mobiliser la zone du disque.

– Certaines douleurs cervicales peuvent être liées à des problèmes de diaphragme, d’estomac ou de foie.

Voici quelques exemples de patients venus me consulter pour des torticolis :

Exemple 1 : Patiente de 54 ans, directrice dans une garderie. Elle traînait depuis environ 3 semaines avec un torticolis. Les traitements médicamenteux n’ont pas été efficaces pour ses symptômes. La patiente a fini par consulter une rhumatologue qui m’a adressé cette patiente. Les différents tests ont montré que la colonne cervicale était sous contrainte à cause des tensions de l’oesophage, de l’estomac et du diaphragme. C’est le stress qui avait participé à verrouiller tout ce système. Un travail sur le diaphragme et sur l’estomac ont permis d’obtenir de très très bons résultats pour la cervicalgie de cette patiente.

Exemple 2 : Patient de 43 ans, travaillant dans le bâtiment. Le patient s’est levé un matin avec un torticolis. L’interrogatoire ne révélait pas de traumatisme particulier, par contre, le patient décrivait des picotements dans sa main gauche. J’ai donc réalisé un examen neurologique standard des membres supérieurs qui a montré une abolition du réflexe au niveau du triceps. Au vu de cette anomalie, j’ai décidé de ne pas manipuler ce patient. J’ai donc réalisé un courrier au patient afin qu’il puisse être vu par un médecin et qu’il puisse réaliser une radio, qui a fini par révéler un pincement discal non connu jusqu’à aujourd’hui.

– Tous droits réservés à ROUSSEAU Anthony, Ostéopathe à Guyancourt (78280) –

FAQ sur le torticolis et l’ostéopathie

Le torticolis est un épisode aigu de douleur cervicale associé à une contraction involontaire d’un ou de plusieurs muscles du cou. Il apparaît souvent brutalement, parfois pendant la nuit ou au réveil, et entraîne une raideur importante, une difficulté à tourner la tête ainsi qu’une position inhabituelle du cou. Il ne correspond pas nécessairement à une vertèbre déplacée ou bloquée.

Un torticolis peut apparaître après un mouvement brusque, une position inconfortable maintenue pendant le sommeil, une activité sollicitant fortement le cou ou une période de tension et de fatigue. Une douleur cervicale peut aussi être liée à un traumatisme, à une irritation nerveuse, à de l’arthrose ou, plus rarement, à une affection inflammatoire, infectieuse ou neurologique. Les troubles de l’estomac, du foie ou du diaphragme ne doivent pas être présentés comme des causes directes sans diagnostic médical.

La plupart des torticolis communs s’améliorent spontanément en quelques jours. Il est généralement conseillé de conserver des mouvements doux dans les amplitudes tolérables, d’éviter l’immobilisation prolongée et d’appliquer de la chaleur si elle apporte un soulagement. Un pharmacien ou un médecin peut conseiller un traitement antalgique adapté, tandis qu’un collier cervical ne doit pas être porté durablement car il peut augmenter la raideur et affaiblir les muscles du cou.

Une radiographie ou une autre imagerie n’est pas systématiquement nécessaire pour un torticolis apparu sans traumatisme et sans signe de gravité. L’examen clinique est généralement suffisant durant les premières semaines. Une imagerie peut être indiquée après certains traumatismes importants, en présence de symptômes neurologiques ou de signes d’alerte, ou lorsque la douleur persiste au-delà de quatre à six semaines malgré une prise en charge adaptée.

Un avis médical rapide est nécessaire lorsque la douleur apparaît après un traumatisme important, s’accompagne de fièvre, de maux de tête intenses, de vomissements, de vertiges inhabituels, d’un trouble de la vision, de difficultés à parler ou à avaler, d’un engourdissement, de fourmillements ou d’une perte de force dans un bras ou une jambe. Il faut également consulter lorsque la douleur s’aggrave, empêche les activités habituelles, ne commence pas à s’améliorer après quelques jours ou concerne un enfant dont la position anormale du cou persiste.

L’ostéopathie peut être envisagée comme une approche complémentaire pour certains torticolis communs, après vérification de l’absence de traumatisme grave, d’atteinte neurologique ou d’une autre cause nécessitant un traitement médical. L’ostéopathe peut évaluer la mobilité du cou, des épaules et de la colonne thoracique et utiliser des techniques manuelles adaptées, mais il ne peut pas garantir la disparition du torticolis ni attribuer la douleur à un simple blocage vertébral ; pour cet accompagnement, il est possible de consulter Anthony Rousseau au 4 rue Frank Lloyd Wright à Guyancourt.


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