Prise en charge en ostéopathie durant la Grossesse

Les femmes sont de plus en plus suivies par des ostéopathes durant leur grossesse. Je conseille aux femmes enceintes de consulter après la fin du premier trimestre de grossesse. Il n’existe pas de contre-indication à venir consulter un ostéopathe dans les 2 derniers mois de la grossesse. A savoir, qu’il est plus facile d’agir en ostéopathie au 7e mois de grossesse plutôt qu’au 9e mois de grossesse, où l’utérus est déjà beaucoup plus volumineux. Il ne faut donc pas attendre le dernier moment avant de consulter un ostéopathe. Un rendez-vous prévu aux alentours du 6e ou 7e mois de grossesse pourrait permettre de préparer au mieux l’accouchement à venir, en détendant le diaphragme par exemple.
L’ostéopathe fera le nécessaire pour votre confort et il s’adaptera à vos symptômes afin de tenter de vous soulager au mieux pour la suite de votre grossesse. N’hésitez pas à lui donner votre ressenti au cours de la séance, afin que celui-ci puisse vous soulager du mieux possible.
Voici quelques motifs récurrents que l’on observe lors de la grossesse et que l’ostéopathie peut améliorer :
– reflux / remontées acides en lien avec les tensions exercées sur l’estomac.
– nausées en lien avec les tensions exercées sur le foie.
– douleurs du milieu du dos, par compression du diaphragme par les organes et/ou l’utérus plus volumineux.
– douleurs du dos en lien avec des tensions musculaires.
– douleurs lombaires, généralement causées par la cambrure des lombaires, qui est majorée durant la grossesse.
– douleurs lombaires à cause de problèmes de retour veineux.
– douleurs du bas du dos en lien avec les tensions ligamentaires.
– la sciatique à cause de problèmes de retour veineux et/ou à cause de tensions fessières.
Suite à l’accouchement, je recommande aux mamans de pouvoir réaliser une rééducation périnéale avec une sage-femme. En effet, même si l’accouchement s’est effectué par césarienne, il ne faut pas oublier que l’enfant a pesé durant 9 mois sur votre périnée !
Je recommande vivement de pouvoir consulter un ostéopathe, environ 6 à 8 mois après l’accouchement afin de vérifier :
– que tous les organes (intestin, utérus …) ont retrouvé leur positionnement initial.
– qu’il n’existe pas de blocage articulaire consécutif à l’accouchement.
– à savoir, que la cicatrice de césarienne peut tout à fait contribuer à provoquer des douleurs lombaires dans les mois ou années qui suivent un accouchement, d’où la nécessité de tester et de travailler les adhérences de cette cicatrice si cela était nécessaire.
– la zone de péridurale. Il n’est pas rare que cette zone reste sensible plusieurs mois ou plusieurs années après la péridurale.
En cas de doute concernant des symptômes ressentis durant votre grossesse, contactez ou demandez conseil auprès de votre médecin traitant et/ou de votre gynécologue.
– Tous droits réservés à ROUSSEAU Anthony, Ostéopathe à Guyancourt (78280) –
FAQ sur l’ostéopathie durant la grossesse
Une consultation ostéopathique peut être envisagée à différents moments de la grossesse lorsqu’une douleur ou une gêne fonctionnelle est présente, sans qu’il soit obligatoire d’attendre la fin du premier trimestre ou de programmer systématiquement une séance au sixième ou au septième mois. Le moment de la consultation dépend de l’état de santé de la patiente, du déroulement de la grossesse et du motif rencontré. En cas de grossesse à risque, de complication connue ou de symptôme inhabituel, l’avis du médecin ou de la sage-femme qui assure le suivi est prioritaire.
L’ostéopathie peut être envisagée comme une approche complémentaire en cas de douleurs lombaires, de gêne au niveau du bassin, de tensions dorsales ou cervicales, de douleur musculosquelettique autour des côtes ou de difficulté à trouver une position confortable. Elle ne traite pas les complications obstétricales et ne remplace ni le suivi de grossesse ni une prise en charge médicale ou kinésithérapique lorsque celle-ci est nécessaire.
Une consultation doit être précédée d’un interrogatoire permettant de vérifier le déroulement de la grossesse, les antécédents, les traitements et l’absence de signe nécessitant un avis médical. Les techniques doivent être adaptées au terme, à la position confortable de la patiente et à son état de santé, sans pression directe excessive sur l’abdomen. Un ostéopathe qui n’est ni médecin ni sage-femme ne peut pas pratiquer de manipulation gynéco-obstétricale ou de toucher pelvien.
Les nausées et les reflux gastro-œsophagiens sont fréquents pendant la grossesse, mais les données scientifiques ne permettent pas d’affirmer que l’ostéopathie les traite en agissant sur le foie, l’estomac ou le diaphragme. Une consultation peut éventuellement accompagner certaines tensions musculosquelettiques associées, mais elle ne remplace pas les conseils alimentaires, les traitements autorisés pendant la grossesse ou l’évaluation médicale lorsque les symptômes sont importants, persistants ou associés à une perte de poids et à une déshydratation.
Il n’est pas démontré qu’une séance d’ostéopathie permet d’élargir le bassin, de modifier la position du bébé, de déclencher le travail ou de garantir un accouchement plus facile. L’ostéopathie peut seulement être envisagée pour améliorer le confort et accompagner certaines douleurs ou restrictions fonctionnelles ressenties par la femme enceinte. Toute intervention destinée à modifier le déroulement de l’accouchement relève de l’équipe médicale et obstétricale.
Pour un accompagnement complémentaire de douleurs ou de gênes musculosquelettiques pendant une grossesse sans complication, il est possible de consulter Anthony Rousseau, ostéopathe au 4 rue Frank Lloyd Wright, 78280 Guyancourt. La patiente doit toutefois contacter en priorité sa maternité, son médecin ou sa sage-femme en cas de saignements, de perte de liquide, de contractions régulières inhabituelles, de douleur abdominale intense, de fièvre, de maux de tête importants, de troubles visuels, de gonflement soudain du visage ou de diminution des mouvements du bébé.
